Inflammation

La réaction inflammatoire fait partie des mécanismes de défense de l’immunité naturelle.  Cette immunité repose sur les barrières naturelles et la mise en place d’une réaction inflammatoire précoce face à toute agression quelle qu’en soit la cause (physique, chimique, infectieuse, tumorale, etc.…).

Inflammation aigüe et inflammation chronique

La réaction inflammatoire fait partie des mécanismes de défense de l’immunité naturelle.  Cette immunité repose sur les barrières naturelles et la mise en place d’une réaction inflammatoire précoce face à toute agression quelle qu’en soit la cause (physique, chimique, infectieuse, tumorale, etc.…).  Contrairement à l’inflammation aigüe, l’inflammation chronique intervient lorsque l’inflammation n’est pas contrôlée et persiste dans le temps.  Dans ce cas, les mécanismes de défenses font appel à des mécanismes immunitaires plus spécifiques.

Les phénomènes sont de 2 types : une réaction locale et une réaction systémique au cours de laquelle on note une augmentation de certaines protéines sanguines appelées « protéines de la réaction inflammatoire »

La CRP : un rôle important dans les réactions inflammatoires

La CRP (C Reactive Protein) joue un rôle important dans les réactions inflammatoires, surtout lors d’infections bactériennes. Il s’agit d’une protéine à variation élevée (jusqu’à 1000x la norme) ayant une demi-vie courte (1 jour) et dont le délai de réponse est très court (6 à 12 heures) avec un maximum à 48 – 72 heures. Son dosage, intégré dans un profil comprenant plusieurs protéines confirme l’existence d’un état inflammatoire récent et en précise l’étiologie. Le dosage de la CRP présente un intérêt certain lors de la mise en rourte et du contrôle d’un thérapeutique. En effet, en raison de sa cinétique rapide, la CRP se normalise en quelques jours si le traitement est approprié.

Le fibrinogène : les variations au court d’une réaction inflammatoire

Le fibrinogène, facteur essentiel de la coagulation, s’élève de façon importante et constante au court d’une réaction inflammatoire mais peut être abaissé s’il existe une CIVD ou une insuffisance hépato-cellulaire.

L’orosomucoïde : marqueur de l’inflammation chronique

L’orosomucoïde est plutôt un marqueur de l’inflammation chronique.  Au cours d’un traitement efficace, la CRP est la première à diminuer et l’orosomucoïde se normalisant, signe la guérison des maladies telles que la maladie de Crohn et la polyarthrite rhumatoïde.  Son dosage, couplé à celui de la CRP, peut-être prescrit pour le diagnostic et la surveillance du traitement des infections bactériennes, notamment en néonatologie.

L’haptoglobine :grand intérêt pour des états inflammatoires modérés

L’haptoglobine, de poids moléculaire variable selon le phénotype, participe à la reconstitution des tissus lésés.  Le maximum de sa concentration est observé 3 à 4 jours après l’agression tissulaire : l’haptoglobine s’élève après l’orosomucoïde, la rattrape puis la dépasse, l’évolution de ces deux protéines reste parallèle.  Le retour à des valeurs normales de l’haptoglobine est tardif (10 à 20 jours en l’absence de complications).  Le dosage de l’haptoglobine est d’un grand intérêt dans la détection des états inflammatoires modérés et dans les accès aigus de paludisme ou l’élévation franche de la CRP s’oppose à l’effondrement de l’haptoglobine.

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